Observatoire · Groupe École de Commerce de Lyon

Observatoire des écoles de commerce, de l'alternance et de la formation

Les chiffres de référence des écoles de commerce, de l'apprentissage, de la réorientation, de la formation à distance et des métiers (ressources humaines, communication, commerce international) — agrégés depuis la statistique publique (SIES, DEPP, DARES, France compétences, France Travail, Apec, Douanes) et l'enquête annuelle de la CGE. Une ressource pour la presse, les chercheurs et les familles. Chaque chiffre porte sa source et sa date.

Dernière revue : 8 septembre 2026 · données réutilisables (CC BY 4.0)

≈ 1 million

d'apprentis en France fin 2025 — un doublement en cinq ans, malgré la première baisse des entrées en dix ans (−5 %).

Source : DARES, données 2025 (publication 2026) — 846 700 nouveaux contrats, stock ≈ 1 015 100 apprentis.

Les chiffres-clés, sourcés

846 700

contrats d'apprentissage débutés en 2025 (−5 % : première baisse en dix ans, après le retrait partiel des aides)

Source : DARES, « L’apprentissage en 2025 » (2026)
≈ 1 015 100

apprentis en France fin 2025 — le cap du million tient malgré le reflux des entrées

Source : DARES (2026)
497 916

contrats dans l'enseignement supérieur en 2025 (−7,8 %), soit près de 6 nouveaux contrats sur 10

Source : DARES (2026)
44 %

des nouveaux contrats signés dans des entreprises de moins de 10 salariés — les TPE, premier employeur d’apprentis

Source : DARES (2026)
80,2 %

taux d'emploi des jeunes diplômés de Grandes écoles (−5,6 points : marché du travail ralenti)

Source : CGE, 34ᵉ enquête Insertion (juin 2025)
39 010 €

salaire brut annuel moyen hors primes des jeunes diplômés (+1,5 % sur un an)

Source : CGE, enquête Insertion 2025
86,6 %

des diplômés d'écoles de commerce en poste ont signé un CDI dès le premier emploi (77,6 % au statut cadre)

Source : CGE 2025, périmètre écoles de management
262 100

étudiants en écoles de commerce, gestion et vente à la rentrée 2025 (+1,6 %) — dont 99,6 % dans le secteur privé

Source : MESRE-SIES, Note Flash n°17 (juillet 2026)
628 400

apprentis dans l'enseignement supérieur en 2025-2026 (−4,5 %), contre 323 300 en 2020

Source : DEPP, RERS 2026 (fiche 1.02)
211 000

candidats en réorientation sur Parcoursup en 2025 (121 000 en 2018), soit 20 % des candidats

Source : Comité éthique et scientifique de Parcoursup et Mon Master, 8ᵉ rapport (avril 2026)
17 404 €

coût d'un contrat d'apprentissage en 2024 hors rémunération de l'apprenti, contre 22 478 € en 2021 (−23 %)

Source : France compétences, Rapport sur l’usage des fonds, édition 2025 (février 2026)
229 340

étudiants inscrits dans l'académie de Lyon en 2025-2026 (+0,3 %), soit 7,5 % des effectifs nationaux

Source : MESRE-SIES, Note Flash n°17 (juillet 2026)

Lecture — ce que disent les données

L'alternance a changé d'ère. Après le quasi-triplement des entrées entre 2018 et 2023 porté par la réforme de 2018 et les aides exceptionnelles, 2025 ouvre une phase de normalisation : la réduction des aides — surtout au-delà de 250 salariés — fait reculer les entrées de 5 %, d'abord dans l'enseignement supérieur (−7,8 %). Le système tient sur ses fondamentaux : plus d'un million d'apprentis, des TPE qui restent le premier employeur (44 % des contrats), et un avantage d'insertion mesuré par la statistique publique. Côté diplômés, l'enquête CGE 2025 documente un marché plus dur (taux d'emploi 80,2 %, −5,6 points) mais des salaires qui progressent (+1,5 %) et une qualité d'emploi intacte (86,6 % de CDI en écoles de commerce).

Conséquence pratique pour les candidats. Un marché de l'alternance plus sélectif déplace la concurrence vers la qualité du dossier et la rapidité de mise en relation avec les employeurs — exactement ce que mesurent nos plateformes de terrain (lyon-alternance.fr et le réseau sectoriel du Groupe), dont les données d'usage viendront enrichir cet observatoire.

Les dossiers de l'Observatoire. Douze sujets sur lesquels les familles nous interrogent le plus souvent. Pour chacun, nous publions les données publiques disponibles — récupérées à la source, datées, liées à leur publication d'origine — plutôt qu'une opinion. Toutes les données de cette section ont été relevées le 8 septembre 2026.

Rentrée décalée et réorientation : que disent les données ?

La réorientation n'est plus un accident de parcours : elle est devenue une voie d'entrée massive dans l'enseignement supérieur, et la statistique publique le documente précisément. Le Comité éthique et scientifique de Parcoursup et Mon Master, instance officielle placée auprès du ministère, mesure depuis 2018 quatre profils de candidats : lycéens, réorientations, reprises d'études et scolarités étrangères. Ce sont les trois derniers qui progressent.

Ce que cela signifie pour un candidat : changer de voie après quelques mois ou quelques années n'a rien d'atypique — c'est le cas d'un candidat sur cinq. Le rapport souligne en revanche que les outils d'évaluation de ces dossiers restent moins outillés que pour les lycéens : un dossier de réorientation gagne à être présenté avec un projet explicite et un calendrier clair.

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Écoles de commerce : combien d’étudiants, quels statuts ?

Le paysage des écoles de commerce est mesuré chaque année par le service statistique du ministère de l'Enseignement supérieur (SIES) et par la DEPP. Deux faits structurent ce paysage : une croissance longue et continue des effectifs, et une quasi-totalité d'établissements relevant du secteur privé — ce qui explique que la conjoncture du privé se lise directement dans ces chiffres.

  • 262 100étudiants inscrits en écoles de commerce, gestion et vente à la rentrée 2025, en hausse de 1,6 %
    Source : MESRE-SIES, Note Flash n°17, juillet 2026 · consulté le 8 septembre 2026
  • 99,6 %de ces effectifs relèvent du secteur privé (261 000 étudiants sur 262 100)
    Source : MESRE-SIES, Note Flash n°17, juillet 2026 · consulté le 8 septembre 2026
  • × 16,6en quarante-cinq ans : 15 800 étudiants en 1980, 121 300 en 2010, 262 000 en 2025
    Source : DEPP, RERS 2026, fiche 1.02 · consulté le 8 septembre 2026
  • 786 800étudiants dans le privé tous cursus confondus (25,8 % du supérieur) — première baisse depuis 2014 (−1,7 %), alors que la part du privé a gagné 6,7 points depuis 2015
    Source : MESRE-SIES, Note Flash n°17, juillet 2026 · consulté le 8 septembre 2026

Ce que cela signifie pour un candidat : « école de commerce » désigne un ensemble très large d'établissements privés dont les diplômes n'ont pas tous le même statut juridique. La question utile n'est donc pas la notoriété, mais la reconnaissance du diplôme visé — enregistrement au RNCP, visa, grade.

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Classements d’écoles de commerce : que garantit vraiment l’État ?

Nous ne produisons aucun classement et n'en commentons aucun. Nous documentons en revanche ce que l'État garantit, car c'est vérifiable par tous. Trois mécanismes publics coexistent, et aucun n'est un palmarès : l'enregistrement au Répertoire national des certifications professionnelles (RNCP), le visa du ministre chargé de l'enseignement supérieur, et le grade de licence ou de master. Un quatrième dispositif, le SIGEM, organise l'affectation post-prépa mais ne publie pas de classement : il publie une procédure et des données d'affectation.

Ce que cela signifie pour un candidat : avant de comparer des classements produits par des tiers, il est plus sûr de vérifier trois informations opposables — le numéro de fiche RNCP du diplôme, l'existence et la date de fin du visa, et l'existence et la date de fin du grade. Ces trois éléments sont publics et gratuits.

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Alternance dans l’enseignement supérieur : quel poids réel ?

L'alternance a changé de nature : longtemps concentrée sur les niveaux CAP et bac, elle est aujourd'hui majoritairement portée par l'enseignement supérieur. Après un quasi-doublement en cinq ans, la rentrée 2025 marque un premier reflux, directement lié à la réduction des aides financières aux entreprises qui recrutent des apprentis du supérieur.

  • 628 400apprentis dans l'enseignement supérieur en 2025-2026, en baisse de 4,5 % après 657 900 en 2024-2025 — et contre 323 300 en 2020
    Source : DEPP, RERS 2026, fiche 1.02 · consulté le 8 septembre 2026
  • −8,2 %d'effectifs en sections de techniciens supérieurs (STS) en apprentissage à la rentrée 2025 (172 100 étudiants), dans un contexte de réduction des aides aux employeurs
    Source : MESRE-SIES, Note Flash n°17, juillet 2026 · consulté le 8 septembre 2026
  • 78,1 %des étudiants de STS en apprentissage sont inscrits dans un établissement privé — l'alternance post-bac est très majoritairement portée par le secteur privé
    Source : MESRE-SIES, Note Flash n°17, juillet 2026 · consulté le 8 septembre 2026
  • 391 900apprentis dans l'enseignement secondaire à la rentrée 2025, effectif stable après plusieurs années de forte hausse
    Source : DEPP, RERS 2026, fiche 1.02 · consulté le 8 septembre 2026

Ce que cela signifie pour un candidat : le nombre de places en alternance dans le supérieur se resserre pour la première fois. La conséquence est mécanique — la recherche d'entreprise doit démarrer plus tôt et s'appuyer sur un réseau d'employeurs déjà constitué, plutôt que sur des candidatures spontanées tardives.

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Alternance en école de commerce : qui sont les apprentis ?

France compétences, autorité nationale de financement et de régulation de la formation professionnelle et de l'apprentissage, publie chaque année un rapport sur l'usage des fonds. L'édition 2025, parue en février 2026 et portant sur l'année 2024, décrit un profil d'apprenti qui s'éloigne nettement de l'image traditionnelle : plus âgé, plus souvent une femme, plus souvent inscrit dans le supérieur et dans le tertiaire.

Ce que cela signifie pour un candidat : entrer en alternance à 22, 25 ou 27 ans est aujourd'hui la norme statistique et non l'exception. Et le risque de rupture, souvent redouté, est nettement plus faible aux niveaux bac+3 et bac+5 qu'aux niveaux inférieurs.

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Centres de formation d’apprentis : combien sont-ils, et comment sont-ils financés ?

Depuis la loi du 5 septembre 2018, les centres de formation d'apprentis — désignés dans les textes comme organismes de formation par apprentissage (OFA) — sont financés au contrat, par les opérateurs de compétences (OPCO), selon un niveau de prise en charge (NPEC) fixé par branche. Chaque OFA doit tenir une comptabilité analytique de l'apprentissage et la transmettre à France compétences (art. L.6123-4 du code du travail), ce qui rend le système inhabituellement transparent.

Ce que cela signifie pour un candidat : en apprentissage, le coût pédagogique n'est pas supporté par l'apprenti mais par l'OPCO de l'entreprise, dans la limite du niveau de prise en charge de la certification préparée. Demander le code RNCP et le NPEC associé permet de vérifier ce financement avant de signer.

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Ressources humaines : que dit le marché de l’emploi ?

Les métiers RH font l'objet d'un suivi statistique double : l'Apec, association paritaire chargée de l'emploi des cadres, mesure la part des offres et les prévisions de recrutement ; France Travail mesure, avec l'enquête Besoins en main-d'œuvre (BMO), les intentions d'embauche déclarées par les entreprises, région par région.

Ce que cela signifie pour un candidat : la fonction RH représente une part modeste mais stable du marché cadre, et le redémarrage attendu en 2026 profite d'abord aux profils expérimentés — l'Apec ne prévoit que +1 % pour les cadres de moins de six ans d'expérience. L'alternance reste, dans ce contexte, la façon la plus sûre d'acquérir cette expérience pendant les études.

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Communication : quels débouchés cadres, et dans quel volume ?

La fonction Communication est l'une des seize grandes fonctions cadres identifiées par l'Apec dans le secteur privé. Son périmètre officiel — communication, création et culture — regroupe cinq familles de métiers : art, design et création ; communication ; direction de la communication ; rédaction, édition et traduction ; rédaction technique et documentation.

Ce que cela signifie pour un candidat : la communication attire beaucoup de candidatures pour une part restreinte des offres cadres. La différenciation se joue donc sur les preuves — productions réelles, missions en entreprise, maîtrise des obligations réglementaires du secteur (RGPD, modération des contenus, allégations environnementales) que l'Apec identifie comme structurantes.

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Commerce international : que pèsent les échanges d’Auvergne-Rhône-Alpes ?

Les métiers du commerce international ne se comprennent qu'à partir du tissu exportateur réel. La direction générale des douanes et droits indirects (DGDDI) publie chaque trimestre une brochure régionale de cadrage du commerce extérieur de marchandises, valorisée CAF à l'importation et FAB à l'exportation, hors matériel militaire. Auvergne-Rhône-Alpes y apparaît comme la deuxième région exportatrice française.

Ce que cela signifie pour un candidat : à Lyon, les métiers de l'export ne sont pas une spécialité de niche mais un besoin structurel d'un tissu industriel et de services qui réalise près de 12 % des exportations nationales. Une expérience internationale documentée — campus, semestre, stage, langue certifiée — se convertit ici directement en employabilité.

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Formation à distance : où en est-on vraiment ?

La formation à distance est reconnue comme une modalité de formation à part entière depuis la loi du 5 septembre 2018 (art. L.6313-2 du code du travail), y compris en apprentissage. France compétences en mesure désormais la diffusion réelle grâce à la comptabilité analytique des organismes de formation par apprentissage. Le résultat corrige une idée reçue : le distanciel est courant, mais l'enseignement intégralement à distance reste marginal.

Ce que cela signifie pour un candidat : une formation annoncée « à distance » recouvre le plus souvent un format hybride, et non un parcours entièrement en ligne. Il est utile de demander la répartition exacte des heures en présence et à distance avant de s'engager — d'autant que la loi de finances pour 2025 minore de 20 % le financement des contrats dont la formation est réalisée à 80 % ou plus à distance (art. R.6332-82-1 du code du travail).

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Formation professionnelle et formation en ligne : les ordres de grandeur

France compétences publie chaque année un rapport sur l'usage des fonds de la formation professionnelle. L'édition 2025, publiée le 26 février 2026, porte sur les fonds engagés en 2024 et donne les ordres de grandeur qui manquent souvent au débat public : combien de personnes formées, pour quel coût moyen, et sur quelle durée, dispositif par dispositif.

  • 21,6 Md€engagés en 2024 hors fonds dédiés aux personnes en recherche d'emploi et au conseil en évolution professionnelle, en baisse de 1,7 % par rapport à 2023
    Source : France compétences, communiqué de presse du 26 février 2026 · consulté le 8 septembre 2026
  • 1 391 000dossiers de compte personnel de formation (CPF) validés en 2024 pour 2 291 M€ engagés — soit un coût moyen de 1 650 € et une durée moyenne de 61 heures
    Source : France compétences, RUF édition 2025 (février 2026) · consulté le 8 septembre 2026
  • 4 554 000formations de salariés financées au titre du plan de développement des compétences pour 2 588 M€, d'une durée moyenne de 19 heures — le volume le plus élevé, mais les parcours les plus courts
    Source : France compétences, RUF édition 2025 (février 2026) · consulté le 8 septembre 2026
  • 93 000contrats de professionnalisation pour 649 M€, d'une durée moyenne de 11,4 mois — à comparer aux 896 000 contrats d'apprentissage d'une durée moyenne de 18,2 mois
    Source : France compétences, RUF édition 2025 (février 2026) · consulté le 8 septembre 2026

Ce que cela signifie pour un candidat : les dispositifs de formation professionnelle ne sont pas interchangeables. Le CPF finance des parcours courts (61 heures en moyenne) ; l'apprentissage finance des parcours longs et diplômants (18,2 mois en moyenne). Le choix du dispositif doit découler du diplôme visé, et non l'inverse.

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Écoles à Lyon : combien d’étudiants dans l’académie ?

Lyon est l'une des toutes premières places étudiantes françaises hors Île-de-France. Le service statistique du ministère publie chaque année la répartition des effectifs par académie, ce qui permet de situer précisément le poids réel de la ville et de la région — et d'expliquer une particularité lyonnaise : la part relativement faible des étudiants inscrits à l'université, liée à la densité de l'offre d'écoles.

  • 229 340étudiants inscrits dans l'académie de Lyon en 2025-2026 (+0,3 %), soit 7,5 % des effectifs nationaux
    Source : MESRE-SIES, Note Flash n°17, juillet 2026 · consulté le 8 septembre 2026
  • 385 205étudiants dans la région académique Auvergne-Rhône-Alpes (12,6 % du total national), qui réunit les académies de Lyon, Grenoble et Clermont-Ferrand
    Source : MESRE-SIES, Note Flash n°17, juillet 2026 · consulté le 8 septembre 2026
  • 24,3 %des effectifs étudiants français sont accueillis, hors Île-de-France, par les quatre principales académies étudiantes : Lyon, Lille, Nantes et Toulouse
    Source : MESRE-SIES, Note Flash n°17, juillet 2026 · consulté le 8 septembre 2026
  • 54,9 %des étudiants sont inscrits à l'université au niveau national ; dans les académies de Versailles, Nantes et Lyon, cette part est plus faible — la note l'attribue à une présence plus importante d'écoles de commerce et d'autres établissements
    Source : MESRE-SIES, Note Flash n°17, juillet 2026 · consulté le 8 septembre 2026

Ce que cela signifie pour un candidat : à Lyon, le choix ne se résume pas à « université ou école ». La densité de l'offre y est telle que la comparaison utile porte sur le statut du diplôme, le taux d'insertion publié et l'accès effectif à l'alternance, plutôt que sur la seule catégorie d'établissement.

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Sources de référence, vérifiées

  1. DARES (ministère du Travail) (2025-2026). L'apprentissage en 2024 — puis données 2025.
    La série statistique officielle des contrats d'apprentissage : entrées, stock, répartition par taille d'entreprise et niveau de diplôme. Les séries longues remontent à 1995.
  2. MESRE-SIES (juillet 2026). Note Flash n°17 — Les effectifs étudiants dans l'enseignement supérieur en 2025-2026.
    La photographie annuelle des effectifs : 3 049 600 étudiants, dont 262 100 en écoles de commerce, gestion et vente, et la répartition public/privé par filière et par académie.
  3. DEPP (ministère de l’Éducation nationale) (2026). Repères et références statistiques 2026 — chapitre 1, Le système éducatif.
    Les séries longues d'effectifs d'élèves, d'étudiants et d'apprentis depuis 1980 : la seule source qui permette de mesurer la croissance des écoles de commerce et de l'apprentissage sur quarante-cinq ans.
  4. France compétences (février 2026). Rapport sur l'usage des fonds de la formation professionnelle et du conseil en évolution professionnelle, édition 2025 (fonds engagés en 2024).
    Le versant économique du système : 21,6 Md€ engagés, coût et durée moyens par dispositif, profil des apprentis, taux de rupture, et un focus inédit sur les modalités présentiel / distanciel / hybride.
  5. Comité éthique et scientifique de Parcoursup et Mon Master (avril 2026). 8ᵉ rapport annuel.
    La mesure officielle des profils de candidats : réorientations, reprises d'études, apprentissage — la source de référence pour objectiver la réorientation et la rentrée décalée.
  6. Apec (2025-2026). Référentiel des métiers cadres et prévisions annuelles de recrutement.
    Le suivi paritaire du marché de l'emploi cadre : 445 métiers en 16 fonctions, part des offres par fonction (6 % pour les RH, 1 % pour la communication en 2024) et prévisions de recrutement.
  7. France Travail (avril 2026). Enquête Besoins en main-d'œuvre (BMO) 2026.
    Les intentions d'embauche déclarées par les entreprises, par métier, par secteur et par bassin d'emploi — la mesure la plus fine de la demande de travail en Auvergne-Rhône-Alpes.
  8. DGDDI-DSECE (Douanes) (2ᵉ trimestre 2026). Chiffres clés du commerce extérieur — brochure régionale Auvergne-Rhône-Alpes.
    Les échanges de marchandises de la région, trimestre par trimestre et par produit : la base factuelle des métiers du commerce international à Lyon.
  9. Ministère chargé de l'enseignement supérieur (annexe CEFDG) (Bulletin officiel n° 27 du 3 juillet 2025). Liste des établissements privés et consulaires autorisés à délivrer un diplôme visé, pouvant conférer le grade de licence ou de master.
    L'acte officiel qui fonde le visa et le grade, avec pour chaque diplôme les dates de début et de fin d'autorisation : la seule référence opposable en matière de reconnaissance par l'État.
  10. SIGEM (2026). Procédure de gestion centralisée des affectations dans les écoles de management, concours 2026.
    Le document de référence sur l'affectation post-classes préparatoires : calendrier, règles de classement des vœux et caractère obligatoire du dispositif. SIGEM publie une procédure, non un classement.
  11. Conférence des grandes écoles (CGE) (2025). Enquête Insertion des diplômés des Grandes écoles, 34ᵉ édition.
    104 106 diplômés interrogés, 200 écoles dont 38 de commerce et management : taux d'emploi, salaires, CDI, statut cadre. La référence annuelle de l'insertion des Grandes écoles.
  12. Céreq (séries continues). Enquêtes Génération (insertion des sortants de formation).
    Le dispositif académique de référence : suivi de cohortes de sortants à 3 ans, permettant de comparer l'insertion par voie (apprentissage vs scolaire), niveau et spécialité.
  13. Cour des comptes (2022). La formation en alternance : une voie en plein essor, un financement à définir.
    L'évaluation critique du modèle économique de l'alternance française : efficacité sur l'insertion reconnue, soutenabilité du financement questionnée — clé pour comprendre les réformes des aides 2023-2025.
  14. DEPP / DARES (continu). InserJeunes — taux d’emploi des sortants par formation et par établissement.
    La plateforme publique qui mesure, formation par formation, l'insertion réelle à 6, 12 et 18 mois — l'outil de transparence que toute famille devrait consulter.

Cadence de revue : SIES (effectifs étudiants, juillet), DEPP (RERS, septembre), DARES (données annuelles d'apprentissage, printemps), France compétences (usage des fonds, février), Comité éthique et scientifique de Parcoursup (printemps), France Travail (BMO, avril), Apec (prévisions, avril), Douanes (brochures régionales, trimestriel), CGE (enquête Insertion, juin). Chaque chiffre de cette page est daté et lié à sa publication d'origine ; aucun chiffre n'est produit sans source, et nous ne publions aucun classement d'établissements.

Questions fréquentes

L'alternance améliore-t-elle vraiment l'insertion professionnelle ?

Oui, c'est un résultat constant de la statistique publique : les enquêtes InserJeunes (DEPP/DARES) et Génération (Céreq) mesurent un avantage d'insertion durable pour les sortants d'apprentissage par rapport à la voie scolaire à niveau comparable, en particulier aux niveaux Bac+2 à Bac+5. L'alternance combine expérience professionnelle, salaire pendant les études et coût de formation pris en charge par l'employeur via les OPCO.

L'apprentissage est-il en train de s'effondrer après la réduction des aides ?

Non — il se normalise. 2025 marque la première baisse des entrées en dix ans (846 700 contrats, −5 %), directement liée à la réduction de l'aide exceptionnelle aux employeurs, surtout pour les grandes entreprises. Mais le stock reste au-dessus du million d'apprentis et les TPE-PME, qui bénéficient toujours des aides, portent 44 % des nouveaux contrats. La sélectivité augmente : la qualité du dossier du candidat redevient déterminante.

Combien gagne un jeune diplômé d'école de commerce en 2025 ?

Selon la 34e enquête Insertion de la Conférence des grandes écoles (juin 2025), le salaire brut annuel moyen hors primes des jeunes diplômés s'établit à 39 010 € (+1,5 % sur un an). Pour les écoles de commerce et de management, 86,6 % des diplômés en poste sont en CDI et 77,6 % au statut cadre dès le premier emploi.

Se réorienter ou faire une rentrée décalée, est-ce fréquent ?

Oui, et cela devient majoritairement banal. Le 8ᵉ rapport du Comité éthique et scientifique de Parcoursup et Mon Master (avril 2026) recense 211 000 candidats en réorientation en 2025, contre 121 000 en 2018, soit 20 % des candidats — auxquels s'ajoutent 133 000 candidats en reprise d'études (13 %). Au total, un candidat sur trois n'était pas lycéen en 2025, contre un sur quatre en 2018.

Combien d'étudiants suivent une école de commerce en France ?

À la rentrée 2025, 262 100 étudiants sont inscrits en écoles de commerce, gestion et vente, en hausse de 1,6 % (Note Flash n°17 du SIES, juillet 2026). La quasi-totalité de ces effectifs — 99,6 % — relève du secteur privé. Sur longue période, ces effectifs sont passés de 15 800 étudiants en 1980 à 121 300 en 2010 et 262 000 en 2025 (RERS 2026, DEPP).

Un classement d'école de commerce a-t-il une valeur officielle ?

Non. L'État ne publie aucun classement d'écoles de commerce. Il délivre en revanche trois garanties vérifiables : l'enregistrement de la certification au RNCP tenu par France compétences, le visa du ministre chargé de l'enseignement supérieur, et le grade de licence ou de master. La liste de ces autorisations est publiée au Bulletin officiel de l'enseignement supérieur, avec pour chaque diplôme une date de début et de fin — ces reconnaissances sont donc temporaires et doivent être vérifiées. Le SIGEM, de son côté, organise l'affectation des candidats de classes préparatoires : il publie une procédure et des données d'affectation, pas un palmarès.

Peut-on suivre une école de commerce entièrement à distance ?

La formation à distance est une modalité reconnue par la loi depuis le 5 septembre 2018 (art. L.6313-2 du code du travail), mais elle reste peu répandue à l'état pur : en 2024, 2 % seulement des apprentis suivent une formation préparée uniquement en distanciel, 22 % un format hybride et 76 % du présentiel (France compétences, rapport sur l'usage des fonds, édition 2025). Les certifications de niveau bac+5 sont, elles, plus souvent préparées en présentiel.

Combien coûte un contrat d'apprentissage, et qui le paie ?

En 2024, le coût d'un contrat d'apprentissage s'élève à 17 404 € hors rémunération de l'apprenti, contre 22 478 € en 2021 (−23 %). Ce coût n'est pas supporté par l'apprenti : il est financé par l'opérateur de compétences (OPCO) de l'entreprise, dans la limite du niveau de prise en charge (NPEC) fixé pour la certification préparée. Les coûts pédagogiques en représentent environ la moitié, les aides aux entreprises un peu plus d'un tiers (France compétences, édition 2025).

Journalistes, chercheurs : ces données sont ouvertes et citables (mention « Observatoire du Groupe École de Commerce de Lyon » + lien) — export JSON : /observatoire-donnees.json. Contact presse : contact@lyon-alternance.fr (réponse sous 24 h ouvrées). Voir aussi : l'Observatoire des langues d'affaires.

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