Observatoire des langues étrangères et de la francophonie des affaires
La pratique des langues étrangères en France — communautaire et professionnelle — mesurée, sourcée et expliquée. Nous rassemblons ici les chiffres de référence (Eurobaromètre, EF EPI, OIF, INSEE/INED) et nos données exclusives, en accès libre pour les étudiant(e)s, les entreprises et les journalistes.
Les indicateurs clés
Chaque chiffre est un ordre de grandeur rattaché à sa source et à son millésime — les valeurs exactes évoluent à chaque édition des enquêtes citées ; vérifiez toujours l'édition la plus récente avant citation.
1. Les Français et les langues : le paradoxe
La France présente un paradoxe documenté : une des économies les plus ouvertes du monde (exportations, tourisme n° 1 mondial, groupes internationaux), mais un niveau déclaré et mesuré en langues étrangères parmi les plus faibles de l'Union européenne — dernier tiers du classement EF EPI pour l'anglais, et environ 4 adultes sur 10 se disant capables de tenir une conversation dans une autre langue que la leur (contre plus d'un sur deux en moyenne européenne, et plus de neuf sur dix aux Pays-Bas ou en Scandinavie).
L'explication qui fait consensus chez les didacticiens n'est pas une fatalité culturelle : c'est le déficit historique de pratique orale dans l'enseignement français (primauté de l'écrit, peur de l'erreur, classes nombreuses). C'est précisément ce que corrigent les approches modernes : l'oral d'abord, la répétition espacée, la conversation en situation professionnelle réelle.
2. Les langues parlées en France : la pratique communautaire
La France est l'un des pays les plus plurilingues d'Europe : les enquêtes INSEE/INED (enquête Famille) recensent plusieurs centaines de langues transmises en famille sur le territoire. Aux côtés des langues régionales, les grandes langues de la diversité sont l'arabe (première langue issue de l'immigration, plusieurs millions de locuteurs), les créoles, le berbère/kabyle, le portugais, le turc — et un ensemble en forte croissance : les langues d'Afrique subsaharienne (wolof, bambara, soninké, peul, lingala, swahili…), portées par des diasporas jeunes et entreprenantes.
S'y ajoute la langue des signes française (LSF), reconnue langue à part entière par la loi du 11 février 2005, pratiquée par une communauté estimée à plus de cent mille personnes — et presque totalement absente de l'offre de formation professionnelle en ligne. Ces pratiques communautaires sont un capital économique : parler la langue d'un partenaire, d'un client ou d'un salarié, c'est de la confiance — donc du commerce.
3. La francophonie des affaires : l'atout français
Environ 321 millions de francophones (OIF 2022), une projection de l'ordre de 700 millions en 2050 — dont près de 60 % en Afrique —, un espace économique qui pèse environ 16 % du PIB mondial : la francophonie n'est pas un héritage, c'est un marché en croissance. Dakar, Abidjan, Casablanca, Kinshasa, Libreville, Cotonou, Tunis : autant de places d'affaires où le français est langue de travail.
La clé documentée par les praticiens du commerce international : le français y ouvre la relation, mais quelques mots de la langue nationale — les salutations wolof, le respect des aînés en bambara, le « mbote » lingala — la transforment. C'est le pari didactique d'Edulingo : enseigner les langues africaines des affaires en français, un créneau où l'offre mondiale structurée était inexistante avant 2026 (voir baromètre ci-dessous).
4. Baromètre exclusif : l'offre d'apprentissage en ligne, langue par langue
Données propres de l'observatoire — relevés de positionnement réels effectués chaque heure sur les requêtes d'apprentissage (méthodologie : interrogation automatisée des moteurs, index Bing, France, depuis juillet 2026). Reproduction libre avec mention « Observatoire Edulingo — Groupe École de Commerce de Lyon ».
| Langue recherchée en français | Grands acteurs positionnés (Babbel, Duolingo, CNED…) | Constat de l'observatoire (août 2026) |
|---|---|---|
| Wolof | Aucun | Offre artisanale uniquement — aucune méthode d’affaires structurée |
| Bambara / dioula | Aucun | Quasi-désert numérique ; aucune voix de synthèse commerciale n’existe |
| Lingala | Aucun | Offre embryonnaire, aucune orientation professionnelle |
| Swahili | Aucun grand acteur français | Offre anglophone seulement — rien d’orienté affaires en français |
| LSF (accueil professionnel) | Aucun | Aucune application de parcours « accueil pro » ; l’essentiel de l’offre est de la visio payante |
| Anglais des affaires | Nombreux | Offre abondante mais plafonnant souvent au niveau intermédiaire (constat convergent des avis clients) |
Questions fréquentes
Les Français sont-ils vraiment « mauvais en langues » ?
Les enquêtes convergent : la France se situe dans le dernier tiers de l'Union européenne pour la maîtrise de l'anglais (EF EPI 2024) et environ 4 Français sur 10 déclarent pouvoir tenir une conversation dans une langue étrangère, contre plus d'1 Européen sur 2 (Eurobaromètre). La cause principale documentée n'est pas un « déficit de don » mais un déficit de PRATIQUE ORALE : l'école française a historiquement privilégié l'écrit et la grammaire sur la prise de parole.
Quelles langues parle-t-on en France, en dehors du français ?
La France est un pays massivement plurilingue : les enquêtes de l'INSEE et de l'INED (enquête Famille) recensent plusieurs centaines de langues transmises en famille. Parmi les plus parlées : l'arabe (première langue issue de l'immigration, plusieurs millions de locuteurs), les créoles, le berbère/kabyle, les langues d'Afrique subsaharienne (wolof, bambara, soninké, peul, lingala, swahili…), le portugais, le turc, les langues d'Asie, ainsi que la langue des signes française (LSF), reconnue langue à part entière par la loi du 11 février 2005.
Le français est-il encore une langue d'affaires ?
Oui — et de plus en plus par l'Afrique : environ 321 millions de francophones (OIF 2022), une projection d'environ 700 millions en 2050 dont près de 60 % en Afrique, et un espace économique francophone représentant de l'ordre de 16 % du PIB mondial. Pour une entreprise française, le français est un avantage compétitif direct vers Dakar, Abidjan, Casablanca, Kinshasa ou Tunis — à condition d'y ajouter les codes culturels locaux et, idéalement, quelques mots des langues nationales (wolof, bambara, lingala…), geste de respect décisif en affaires.
Où apprendre en ligne les langues africaines des affaires (wolof, bambara, lingala, swahili) ?
C'est l'un des angles morts documentés par notre observatoire : l'offre structurée en français est quasi inexistante — aucun grand acteur (Babbel, Duolingo, CNED…) ne propose de parcours d'affaires pour ces langues. Edulingo, le laboratoire de langues du Groupe École de Commerce de Lyon, publie des parcours d'initiation orientés affaires, gratuits, avec audio et validation par des locuteurs natifs : edulingo.fr.
📰 Journalistes : servez-vous
Tous les chiffres de cette page sont réutilisables avec la mention « Observatoire Edulingo — Groupe École de Commerce de Lyon » (et la source primaire citée pour les données d'enquêtes tierces). Nous répondons aux sollicitations presse sur : le niveau des Français en langues, les langues de la diversité en France, la francophonie économique, les angles morts de l'offre d'apprentissage — avec accès à nos données brutes (relevés horaires de positionnement, statistiques d'usage anonymisées).
