Formuler les sous-questions de recherche dans un mémoire
Le rôle des sous-questions dans la construction du mémoire
La problématique pose la question centrale de votre mémoire. Les sous-questions la décomposent en éléments traitables. Chaque sous-question correspond à un angle d'analyse précis. Elle guide un chapitre, une partie de la revue de littérature ou une phase du terrain. Sans sous-questions clairement formulées, la recherche part dans tous les sens. Le lecteur perd le fil. Vous perdez aussi le vôtre.
Les sous-questions ne sont pas des titres de chapitre. Ce sont des questions auxquelles votre mémoire apporte une réponse argumentée. Elles orientent votre collecte de données et votre lecture des sources. Formulez-les avant de construire votre plan définitif.
Comment dériver les sous-questions de la problématique
Partez de votre problématique. Demandez-vous quels aspects elle soulève. Il y a souvent un aspect contextuel, un aspect causal et un aspect relatif aux effets ou aux solutions. Chacun peut devenir une sous-question.
Une sous-question bien formée appelle une réponse empirique ou théorique. Posez-vous cette question : quelle lecture ou quelle donnée de terrain me permettrait d'y répondre ? Si vous ne trouvez pas de réponse possible, reformulez. Une sous-question sans réponse atteignable n'a pas de place dans votre mémoire.
Formulez chaque sous-question de façon ouverte. Elle doit inviter à l'analyse, pas à une réponse binaire. « Comment les équipes s'adaptent-elles à… ? » ou « Quels facteurs influencent… ? » sont des formulations ouvertes adaptées à un mémoire de recherche.
Vérifier la cohérence de l'ensemble
Relisez vos sous-questions côte à côte. Elles ne doivent pas se répéter ni se chevaucher. Ensemble, elles doivent couvrir les dimensions essentielles de votre problématique sans en déborder.
Associez ensuite chaque sous-question à une partie de votre plan. Si une sous-question reste sans chapitre correspondant, elle est peut-être superflue. Si un chapitre n'a pas de sous-question associée, il manque peut-être de légitimité dans votre architecture.
Trois à cinq sous-questions suffisent pour un mémoire de master. Au-delà, vous risquez de vous disperser et d'affaiblir la cohérence de l'ensemble.
Les erreurs fréquentes à corriger
Évitez les sous-questions trop larges, qui ressemblent elles-mêmes à des problématiques. Évitez les sous-questions factuelles du type « Quelle est la définition de X ? » — ce sont des questions de lexique, pas de recherche.
Méfiez-vous des sous-questions redondantes. Si deux sous-questions abordent le même angle avec des mots différents, fusionnez-les. Chaque sous-question doit apporter quelque chose que les autres n'apportent pas.
Reformulez régulièrement vos sous-questions au fil de l'avancement du mémoire. La recherche évolue. Vos questions doivent rester en phase avec ce que votre terrain et vos lectures vous permettent réellement d'analyser.
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